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L’univers des planétaires

L’univers des planétaires

Auteur: Timm Delfs

Le Planetarium «Meteoris» de Louis Moinet est commandé par un moteur électrique, de sorte que le mouvement des planètes peut être accéléré.

L’histoire de la mesure du temps est indissociable de l’astronomie. Les montres représentent une image mécaniste du monde, leur ressort est l’énergie vitale de l’homme et de l’animal. Des horloges de précision ont été étalonnées dans des observatoires à l’aide du temps sidéral. La maîtrise des combinaisons d’engrenages a permis de reproduire mécaniquement les mouvements des corps célestes. Les planétariums (ou planétaires) sont de merveilleux instruments servant à la visualisation des phénomènes qui se manifestent dans le ciel la nuit.

Depuis quelque temps, des marques horlogères remontent à ces origines et établissent leur renommée par une réinterprétation des modèles astronomiques. Avec ses montres-bracelets astronomiques, Ulysse Nardin fait partie des pionniers de cette ère nouvelle. Mais c’est la présentation, il y a deux ans, d’un planétarium de table par Richard Mille qui a focalisé l’attention (cf WA004). A Baselworld 2009, Ulysse Nardin a aussi présenté à son tour un petit planétarium de table. Et voici deux autres marques dont on n’aurait pas attendu semblable démarche et dont les réalisations ont marqué les esprits lors des salons genevois en janvier: Panerai et Louis Moinet.

A l’occasion du 400e anniversaire de la découverte des lunes de Jupiter par Galilée, Panerai a fait construire par Valfleurier un planétarium mécanique à mouvement d’horlogerie, où l’on voit Jupiter et les quatre lunes que le savant toscan avait découvertes à l’aide de son invention, le télescope. Ce qu’il y a d’inhabituel dans ce mécanisme logé dans une boule de verre, c’est que la Terre a été placée au centre. Cette représentation combine ainsi la doctrine de l’époque d’un univers géocentrique avec la découverte de Galilée selon laquelle d’autres corps célestes pouvaient aussi avoir leurs propres satellites. Ce planétarium sera construit à très peu d’exemplaires.

Pour conférer à quatre montres aux cadrans faits de matériau météoritique un écrin digne d’elles, Jean-Marie Schaller, CEO de Louis Moinet, a fait réaliser par Rémy Chauvin, mécanicien et spécialiste de l’engrenage, un nouveau planétarium actionné par un micromoteur électrique qui peut reproduire le mouvement des planètes en accéléré. En revanche, l’instrument ne permet pas de choisir une date particulière.